lundi 2 mai 2016

Hélène Dorion: erreur 404, essayer un recommencement?

La littérature québecoise passe son temps à rester en-dessous de mon radar, jamais à être détecté. Ouais. Bon, d'accord, ça, et une combinaison d'autres facteurs, dont le manque d'intérêt, l'ont mis en-dessous, justement. La seule raison pourquoi j'ai lu des livres du répertoire littéraire québecois est parce que l'un de mes cours le demande. Autrement, je lis des bandes dessinés (de toutes origines, donc ça inclut les mangas) ou des livres documentaires, ce qui est mon achat le plus récent dans une librairie. Mais bon, je pense qu'on va en dehors des rails avec ça, donc prenez un portrait d'Hélène Dorion.

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Pourquoi ce portrait? C'est simple: je parle de l'un de ses livres que j'ai lu dans le cadre du cours Femmes et littérature. Ce livre est Recommencements. De ce que j'ai compris, c'est une femme qui part en voyage afin de vivre le deuil de sa mère récemment décédée. Puis, la narration nous plonge dans un mysticisme avec des racines orientales et tout ce symbolisme inclus. Cette femme, qui est la narratrice, est une auteure de 55 ans. Elle était en rupture amoureuse, elle n'a pas d'enfants et vit un deuil, tel que mentionné plus tôt. J'ai su qu'avoir des enfants constitue une entrave dans la vie d'une écrivaine, puisque le temps où elle aurait pu consacrer à son oeuvre est drainé par des bambins vampiriques. Oui, je sais qu'il y a des cas où que des écrivaines ont eu des enfants. Cependant, ces cas impliquent leur mère écrivaine vivant de la plume pour subvenir à leurs besoins, donc ce sont des exceptions à la règle.

Non, la narratrice n'est pas l'auteure de ce roman. Sérieusement, je croyais qu'on vous avait déjà appris ce détail? Non? D'accord, on l'apprend tous, de toute façon. Après tout, ce roman a été écrit au "je", donc c'est simplement un personnage point-de-vue ou, si on est dans les termes un peu plus techniques, un narrateur homodiégétique.

Pourquoi ça m'a marqué

Autant être honnête: le deuil est un sujet lourd. Tu perds quelque chose ou quelqu'un qui te tient à coeur et ça te frappe là où, comparé à la douleur actuelle causé par la perte d'un être ou objet cher, une blessure physique, peu importe sa gravité, serait traité comme étant une égratignure. Les blessures physiques ne prennent pas de temps à guérir alors que les blessures psychologiques, c'est une autre histoire. Peut-on même traiter la perte d'un parent comme étant la sortie d'une personne de l'enfance et son insertion à l'âge adulte? D'ailleurs, comment un parent se sentirait s'il découvrait qu'il vivre plus longtemps que son enfant? Tout bon parent n'a pas à enterrer sa progéniture. On vit le deuil, on vit une potentielle résurrection ou perdition.

On dit qu'on ne sait pas ce qu'on a jusqu'à ce qu'on le perde. En réalité, on sait ce qu'on a et ce qu'on possède. On n'a jamais pensé à l'éventualité qu'on le perderait. Une chose est sûr: il faut apprendre comment vivre sans ces trucs car, éventuellement, on perd tout.

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