mardi 15 mars 2016

Thomas Hellman: spectacle et autres détails

Thomas Hellman est un artiste de blues né d'un père texan et d'une mère française. Pour faire un court résumé de son parcours, il a étudié à l'université McGill, lancé un album dans lequel il chantait des poèmes de Roland Giguère, a fait une tournée, des chroniques pour Radio-Canada et plus encore. Qu'à-t-il fait cette année? C'est simple. Cependant, encore faut-il expliquer mon expérience avec sa bibliographie actuelle.

J'ai croisé son chemin deux fois: la première fois, c'était à la Maison de la Littérature, une église qui a été rénové de l'intérieur pour la transformer en bibliothèque et bar à spectacles, les deux éléments ayant chacun leur propres étages. C'est aussi proche du Morrin Centre, qui est une bibliothèque anglophone. Le 18 février, il avait donné un spectacle, Rêves américains, qui était composé d'éléments de l'histoire des États-Unis d'Amérique: les rencontres avec les premières nations, les ruées vers l'or, l'histoire de John Henry, qui avait triomphé contre une machine dans un concours pour construire un chemin de fer, seulement pour mourir le coeur brisé, et plus encore. Il a aussi inclus des histoires de l'Amérique pendant le krach boursier, incluant même un extrait du roman Les raisins de la colère. Le tout s'est formé durant un voyage qu'Hellman avait entrepris.

La deuxième fois, il était venu au Cégep Garneau, durant le bloc libéré d'un jeudi. Durant cette rencontre, il avait parlé de sa vie, de son parcours, de son processus de création et de son spectacle la semaine précédente. Il avait aussi demandé des questions des autres élèves, donnant un album au premier et au dernier. Les détails que j'ai retenus sont que son studio est rempli de papiers, que c'est un bordel: même ses instruments, comme son piano, est recouvert de feuilles de notes, de paroles et tant d'autres. D'accord, peut-être la création vient du chaos, mais ça, c'est pousser à l'extrême. Qui dit qu'il pourrait égarer sa nouvelle création dans cette mer de feuilles de papier? Aussi, j'avais appris qu'il avait connu les deux musiciens depuis son temps à la garderie. Ça peut être une preuve que les plus vieilles fréquentations peuvent s'avérer être les meilleurs partenaires dans ce genre d'industrie ou du moins, durant les spectacles avec une audience, comme ce qui s'est passé à la Maison de la Littérature.

Pour le spectacle même, j'ai adoré, mais sans plus: je ne suis pas vraiment quelqu'un qui consomme le blues comme un cocaïnomane qui prend de la coke avec son déjeuner, son diner et son souper. Non, de mon côté, vous verrez plus du matériel crée par des groupes tels que Blind Guardian, Volbeat, Celldweller et plus encore. Bref, le blues n'est pas mon style de musique préféré: j'ai grandi avec un disque de Green Day, contrairement à la majorité d'enfants qui seraient exposés aux chansons pour enfants. Pur et simple. Par contre, j'admets que le spectacle était superbe. Qui sait, peut-être cela me persuadera d'aller voir son matériel précédent ou d'aller écouter plus de blues. Peut-être pas aujourd'hui, mais possiblement demain ou durant mes vacances, là où j'aurais tout le temps libre que je pourrais trouver. Sérieusement, je le recommande s'il y a quelqu'un qui veut savoir si on a un artiste de chez nous qui travaille ce style musical.

Autrement, pour moi, le blues n'est qu'un désert possiblement saharien dont le seul point de repère est un homme qui a des racines françaises et texanes, né au Québec.

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